Comment réussir son poulet (aux hormones)…

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Voilà voilà. J’ai pris du galon. Je suis devenue raisonnable, fiable, solide. Inébranlable. (Non, c’est pas un gros mot). Je suis devenue Maman.

Bon, en fait, c’est des conneries tout ça. Je ne me suis jamais sentie aussi fragile.

Pendant 31 ans, j’ai géré ma vie comme je l’entendais. J’ai fait des erreurs, je les ai assumées. J’ai fait tout ce que je voulais faire, sans toujours penser aux conséquences. Une poulette libre et indépendante, fière de voler de ses propres ailes.

Et il y a quelques mois, la petite poulette a commencé à rêver de poussin. Et bim. Comme par enchantement, comme si Marraine la bonne fée avait sorti sa grosse baguette magique ( voir ici un clin d’œil graveleux en référence à mon coq de mari), la poulette en moi a laissé la place à une poule pondeuse. Finies les escapades dangereuses de l’autre côté du poulailler, fini d’aller taquiner le renard en quête d’adrénaline, fini le petit coup dans l’aile. Mon petit œuf bien au chaud, comme un trésor dans mon ventre coffre-fort, a transformé mes jolies plumes en plumes de combat. Rien ne peut arriver à mon poussin, tant que je suis là. Il est pané celui qui fera du mal au poussin.

Poussée par une force nouvelle et supérieure, j’étais sûre de pouvoir déplacer des montagnes pour faciliter le chemin de mon tout-petit dans la vie. Et soudain, coup du sort. J’ai pondu. Un petit œuf d’amour, de 50cm pour presque 3,4kg. Un petit œuf avec la bouche en cœur. Un petit œuf tout lisse, tout doux, tout chaud. Tout fragile.

Et la poulette de combat que j’étais a fondu en larmes. Il est à moi ce petit œuf. Il a besoin de moi ce petit œuf. Mais si jamais je suis pas une bonne poule… C’est pas parce que je l’ai couvé avec amour pendant 9 mois, que je vais réussir à en faire une mini-poule en bonne santé.

Et merde. Je sais, j’ai mis une demi-heure à changer sa première couche. J’en ai foutu partout après le premier biberon. Je sais pas toujours pourquoi ma mini-poule pleure. Je connais aucune comptine, aucune chanson pour bébé. Je galère à savoir si je peux laver la gigoteuse à 40 degrés avec les bavoirs… Et si je peux essorer à 800. J’ai peur. Et je pleure.

Et merde encore. Je regarde ma mini-poule qui dort, le sourire au bec. Elle est belle. Elle est propre, elle a bien mangé. Je suis heureuse. Et je pleure.

Et merde merde merde. Je regarde mon mari, berçant sa fille, fier comme un coq en pâte. Je vais bien. Et je pleure.

Depuis que j’ai regagné mon poulailler, j’ai utilisé autant de Kleenex que de Téna Maternité. Paraît que c’est une histoire d’hormones.

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5 Comments
  • Axelle
    13 octobre 2015

    Il paraît oui 😉

  • Emeline
    13 octobre 2015

    Ah ben non tu seras pas une bonne poule, mais une poulette qui déchiiiiiiiiiiiiiiiire !!!!
    Pour les lessives, fais bien comme tu le sens tant qu’à l’arrivée c’est propre 😉
    Qt aux comptines…… inventes les !!! Ou au moins rien qu’à vous deux !!! Tu verras, y a rien de plus magique !!!

    Et une nouvelle fois, j’adoooooooooooore ton article !!!!!!!!!!

    <3

  • jebbari
    13 octobre 2015

    Coucou maud
    Félicitations pour l arrivee de ta fille,passe le bonjour a ta maman.
    Tu seras une super maman

    En espérant bientôt te revoir,bises
    Marie Jebbari

  • aline
    13 octobre 2015

    Cc tkt pas c normal tout sa
    Pour les comptine va voir sur Internet au pire
    Et tkt pas pour les lessives tout les habits des petits sont bien résistant
    Allez sa va allez on va dire que c un peu de baby blouse
    Bizz a vous 3

  • sophie
    14 octobre 2015

    coucou ma puce,

    Tu as encore fait un bel article mais tu nous inquiètes un peu…
    Pu… d’hormones… quelle cochonnerie…
    On est toute passée par là, on s’en est sortie avec plus ou moins d’aide…
    Concernant la lessive, suis ton instinct, tu auras de temps en temps des surprises (la robe qui a tellement rétréci que ta fille pourras la mettre à sa poupée plus tard.. ) et autre bêtise…
    On est tous en extase devant ses enfants et surtout si c’est le premier (ou la première dans ton cas ou le mien) Quand un papa prend son enfant dans ses bras, « un peu empoté », ils sont tellement beaux!!! On en rit, on en pleure, on est submergé par toutes ces émotions… Bon maintenant j’arrête, je vais quand même commencer à travailler un peu…
    Courage
    Bises
    Sophie

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