Comment ça, le « maître de cir-conférence » est un vrai trou du cul?!

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Toi qui commences à me connaître, tu sais que mon physique n’a jamais été ma plus grande fierté. Je sais pas vraiment quelle est ma plus grande fierté remarque… Je suis pas là pour me plaindre ou faire un procès à mes parents hein. Les pauvres, ils ont déjà eu bien du mérite à m’aimer bébé avec ma tête en forme de cigare et mes grosses joues. D’ailleurs je m’imagine accueillir Minimeuf avec la tête de la même forme que sa mère, et du même diamètre que son père… ( non, ne transforme pas l’essai avec la tête de ma fille, pitié…).
Alors forcément aujourd’hui, au moment fatidique où tu projettes tes attentes, où tu imagines ta descendance, et surtout où tu veux pas te faire de film pour éviter les déceptions, bah c’est sur ton cul que tes yeux s’attardent, et c’est ton cul qui va servir de mètre étalon. Mon cul en l’occurrence. Il a, de mémoire, toujours été plus gros que les autres. Je me souviens que le justaucorps de gym, bleu turquoise, était plus tendu sur mon popotin que sur celui des autres gamines de primaire. Je me souviens de mon premier pantalon taille femme, acheté chez Camaïeu, alors que je n’étais qu’en 5ème et que mes copines de collège mettaient encore des tailles enfant. Je me souviens de cet enculé de François, en seconde, qui a foiré son compliment en me chuchotant que j’étais plus large de face que de profil. Je me souviens de ce cher Franck, qui a fait de mes cours de Spé SVT un cauchemar en mesurant l’évolution de mon cul et de ses amis bourrelets, du haut de son tabouret, un rang derrière moi.

C’est loin tu me diras. Mais en fait non. Étudiante, je préférais rester debout dans le métro que de risquer de faire déborder mon cul sur le siège voisin. Pareil dans Space Mountain ou l’avion. Adulte je ne sais toujours pas sortir dans la rue sans une veste ou un cardigan d’une longueur satisfaisante. Une sortie au bowling me demande une préparation de dingue, pourquoi tout le monde se trouve justement derrière mon derrière, hein?!

Et aujourd’hui. Samedi 29 août 2015. Je descends de la balance. Rien de neuf sous le soleil. Je suis à 8 mois de grossesse, j’ai toujours pas pris un gramme. Je me souviens de Marie, y a quelques mois, qui trouvait drôle de faire remarquer, à tort, que j’avais une nouvelle robe parce que je ne rentrais plus dans mon jean. Bref. Je suis toute nue devant le miroir, et je me vois de la tête aux pieds. De face. Et de profil. J’ai pas suivi les règles de la poule pondeuse, je me suis pas prise en photo mois après mois. J’aurais peut-être dû. J’ai un ventre énorme. Et magnifique. Et mon cul. Fidèle au poste. De profil, comme de face. Imposant le respect. Magistral. Oscillant comme depuis toujours entre le 40 et le 42. Ni plat, ni mou, ni fuyant.

Ce cul qui m’a permis de dire merde à François, à Franck, à Marie. Mon cul qui soutient efficacement mon ventre et ma gosse. Mon cul, qui aujourd’hui a sa revanche. Ça y est, il tombe à la 2ème place. Le mètre de circonférence a été atteint, mais pas par lui.

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3 Comments
  • Akwelle
    29 août 2015

    Tant qu’on peut rentrer son cul dans du Princesse, c’est que tout va bien ! 😉
    (mollo sur les volants par contre hein 😀 )

  • Ann'so
    29 août 2015

    Tu es magnifiiiiique ma chewie, pas d’inquiétude <3

  • Noviczky
    29 août 2015

    Bombasse !!!

Suis moi !

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